HISTOIRE

HUNT-VILLENEUVE, DUEL À TROIS-RIVIÈRES

pierre ménard – motorsport images

C’était l’époque qui voulait ça : même s’ils s’étaient considérablement professionnalisés dans ces années 1970 flamboyantes, les pilotes de Formule 1 n’hésitaient pas à courir dans des endroits improbables pour le plaisir de contempler le nombre de zéros sur le chèque qu’on leur remettrait à l’issue de l’épreuve. C’est ainsi que le challenger au championnat du monde 1976, James Hunt, s’est retrouvé, entre deux Grands Prix, à « tenir le cerceau » d’une Formule Atlantic dans une petite ville du Québec face à un parfait inconnu en Europe : un certain Gilles Villeneuve.

Fer de lance de l’écurie McLaren et bataillant comme un mort de faim face au champion en titre, Niki Lauda, sur Ferrari, James Hunt est paradoxalement le top driver le moins bien payé du plateau en 1976. Teddy Mayer l’a signé dans l’urgence à la toute fin de saison 1975 en remplacement d’Emerson Fittipaldi qui venait de planter proprement son équipe pour aller courir dans la structure de son frère Wilson. Le grand Anglais au charme destructeur dans les stands vient de chez Hesketh, petite écurie désargentée, et Mayer s’est dit qu’avec la promesse du minimum syndical, Hunt accepterait son offre pour 1976. Ce qui se passa effectivement.
(Découvrez la suite du reportage dans le Grand Prix #37)
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