MANUFACTURE

RICHARD MILLE : LE FACTEUR HUMAIN

Pascal dro

Depuis longtemps, nous souhaitions tenter de percer ce mystère. Non pas en conférence de presse ou lors d’un pince- fesses quelconque. Mais en explorant le cœur du réacteur. C’est désormais fait.  Les trucs et les choses qui circulent sur ce personnage mystérieux sont donc exacts : la manufacture Richard Mille est à l’image de son âme. Humaine, déterminée, intelligente et clairvoyante. Bougez vos poignets, les rotors vont tourner.

Chez Richard Mille, les paradoxes sont nombreux. Bien sûr, tout le monde connaît et rêve de ses chronographes sublimes. Mais le plus étonnant, c’est également que, en dépit de sa réussite aussi rapide que singulière et inattendue, il demeure un homme que tout le monde aime. Avec lui, il n’y a ni jalousie, ni critique. Et, croyez-le ou non, dans le Paris des gens brillants et des fortunes, c’est assez rare pour être souligné. Champions et stars, clients et proches… tous sont unanimes : Richard Mille est un gentil. Et une entreprise est toujours façonnée par les principes appliqués par son créateur. Mais nous arrivons à la rutilante gare TGV de Besançon, la plus proche de la vallée de Joux, cœur du berceau horloger mondial. Nous allons donc entrer dans le vif du sujet.
« Vous montez avec moi ? Je vous dépose à la manufacture et nous débuterons la visite là, d’accord ? Excusez-moi, ma voiture n’est pas très propre… » Bien sûr, en nous installant à bord, nous découvrons une Volkswagen rutilante, totalement immaculée, façon sortie de showroom. « Pas très propre ? » Voire… Nous sommes déjà loin, très loin des autos sales et cabossées des rues de Paris. Là-bas, dans ce coin du Jura suisse, même les vaches Milka des pâturages sont nickel, comme sorties des stands de lustrage californien sur les trottoirs de Los Angeles. Maisons, jardins, voitures, villages… Tout est tiré à quatre épingles. Et, comme le dit Christine, l’assistante d’Yves Mathys, le directeur de la production, qui passe de projet en projet, « c’est sans doute dans les gènes des gens d’ici, aux Breuleux ». Sans doute, oui… Il n’y a pas d’autre explication. Il faut dire qu’elle connaît tout le personnel depuis l’école maternelle. Dès lors, le ton est donné. Vous pénétrez dans l’une des grandes manufactures horlogères suisses. Et le premier équipier de l’aventure que vous y croisez est en train de nettoyer les escaliers d’accès… pourtant déjà rutilants.
Richard Mille, c’est, aujourd’hui, l’un des grands noms de cette « industrie » ultra-compétitive où l’on se bat à coups d’innovations, de matériaux rares, de prestige et de marketing de haut vol. Une différence de taille, toutefois : ici, le choix de la transparence est absolu et elle se retrouve à tous les niveaux (ou presque). Un peu à l’image des garde-temps produits sur place, qui laissent souvent apparaître leur mouvement de part et d’autre du boîtier… Le parallèle est facile, trop sans doute, mais il est pourtant juste. Ainsi, les ateliers, la structure de l’entreprise, l’autorisation de parler de ce que l’on fait, de ce que l’on aime et, même, de ce que l’on pense de sa vie dans l’entreprise, tout est libre et transparent. Mickael, en charge de la communication, le confirme avec un sourire malicieux :
« Si les productions Richard Mille laissent apparaître leurs mouvement et complications, c’est parce qu’ils sont magnifiques, que tout y est harmonieux, fonctionnel, travaillé, soigné et fini à un niveau exceptionnel. Cacher le mouvement est parfois le signe de choses moins abouties. Ce n’est, en tout cas, pas notre manière de faire… »
(Découvrez la suite du reportage dans le Grand Prix #26).
 

The Rolling Stones,
« Time is on my side »

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